Lisez la première partie de la série où nous discutons des raisons pour lesquelles notre esprit et notre corps bénéficient de la pratique du hors-piste. Cliquez ici.
6. La nature soutient la santé mentale et émotionnelle
L’exposition à la nature a été associée à une gamme de bienfaits physiques et psychologiques, notamment « une meilleure attention, une réduction du stress, une amélioration de l’humeur, une diminution du risque de troubles psychiatriques et même une augmentation de l’empathie et de la coopération » (APA, 2020).
L’odeur des feuilles mortes qui annonce l’automne dès que je sors de ma voiture dans la forêt.
La lumière matinale traversant les feuilles dorées sur les branches. Les oiseaux qui chantent. L’eau qui coule doucement.
Quand j’atteins le point de vue, le soleil se levant derrière la montagne, la forêt illuminée. Mes orteils dans les tas de feuilles craquantes.
Mon chien qui bondit librement devant moi. La façon dont sa langue pend sur son sourire joyeux.
Mon cœur qui bat dans ma poitrine, et le son de ma respiration lourde (je peux aussi la voir lors de ces matins frais).
Cela a un effet sur l’esprit que je ne peux pas expliquer sans dévaloriser l’expérience - mais des recherches récentes montrent le pouvoir du monde naturel sur notre santé physique et mentale - et cela contribue certainement à mon engagement et ma santé continus (Schertz, 2019).
7. Amplification du plaisir
Le point de vue au coucher du soleil appelle à notre admiration, les fleurs exigent notre attention. Nous sommes forcés de nous arrêter, de récupérer, et de laisser le voyage nous revitaliser. Une pause dans la monotonie. Avec le souffle des pneus et du vent dans notre dos, il est difficile de s’éloigner du jeu quand on est constamment surpris par la joie inattendue.
8. Détachement des métriques
Alors que le rythme sur une route plate peut hanter un chasseur de segments ou un fanatique du tempo, on apprend à se détacher un peu du rythme et des chiffres sur le sentier. Pour ceux qui font une pause temporaire avec la montre, la course en sentier peut soutenir cette transition.
Chaque jour apporte de nouvelles conditions, on ne se compare qu’à soi-même et à l’endroit où l’on se trouve à cet instant précis - pas à la course dans la neige, ni à la même côte dans la boue ou la chaleur humide.
Certains jours, on marche humblement. On apprend à être doux avec soi-même, à se rencontrer là où l’on est, ici et maintenant.
Un rythme de 12 min/mile sur la route peut laisser un sentiment de déception après une course, mais ce même rythme en montée à 20 % sur un terrain rocheux en franchissant des arbres tombés vous remplit de FIERTÉ. Le rythme devient alors sans importance et nous sommes forcés d’écouter notre respiration, notre RPE (taux d’effort perçu), en nous mesurant au ressenti. Ce processus m’a appris à écouter et à ALIGNER mes actions en fonction de mon corps. Cette connexion plus profonde aux signaux de mon corps a permis une plus grande constance et une meilleure compassion envers moi-même.
9. Longévité accrue de la santé
Je ne sais pas pour vous, mais je veux nager, faire du vélo et courir jusqu’à la fin de mes jours.
La santé globale consiste à prendre soin des nombreux aspects de nous-mêmes au-delà de la performance physique.
Voici le conseil chaud : la performance globale du corps = performance athlétique. Tout est lié ! Quand nous sortons en communauté, diversifions notre entraînement et intégrons des pratiques conscientes qui soutiennent notre santé mentale et physique, nous sommes moins susceptibles de nous épuiser.
10. S’entraîner pour la VIE
Vous êtes engagé pour le long terme (pas seulement pour la longue course).
Souvent, en tant qu’athlètes s’entraînant plus de 20 heures par semaine, il est facile de négliger le «plaisir» - les petites choses comme prendre une bière avec des amis (ou sans alcool, si vous préférez), faire un plongeon dans la rivière, préparer le dîner avec des amis, soutenir des projets et des politiques dans notre communauté, une soirée cinéma peut être mise de côté pour nos objectifs. Ces moments sont devenus CONNECTÉS à ce que j’aime et sont généralement liés au mouvement. N’oublions jamais le jeu.
Je m’entraîne pour la VIE, pas seulement pour la prochaine course. Il faut penser plus grand et élargir notre perspective.
11. Bienfaits du monde naturel
Bienfaits sous-estimés : exposition à la vitamine D, réduction du stress, force mentale (ha, le monsoon où j’ai couru aux Championnats du Monde a développé cela), cohésion communautaire, et bien sûr la cueillette de baies et de champignons.
Une étude de 2011 a comparé le bien-être mental des participants qui faisaient de l’exercice en intérieur à celui de ceux qui s’exerçaient en milieu naturel. Ils ont constaté que « faire de l’exercice dans des environnements naturels était associé à un plus grand sentiment de revitalisation et d’engagement positif, à une diminution de la tension, de la confusion, de la colère et de la dépression, ainsi qu’à une augmentation de l’énergie » (Coon, 2011).
12. Résilience globale
Ma forme physique, ma force et mes capacités athlétiques n’ont jamais été aussi solides. Je m’entraîne en compétition depuis l’âge de 6 ans en natation. Triathlète compétitive depuis 10 ans avant de devenir professionnelle. J’ai un diplôme en sciences de l’exercice. J’ai obtenu des certifications en nutrition. J’ai eu le privilège de m’entraîner avec les meilleurs entraîneurs. J’ai coché toutes les « cases » pour comprendre précisément ce qu’il faut pour atteindre la performance maximale.
Pourtant, c’est l’art et la connexion plus profonde à moi-même acquise en explorant le triathlon hors-piste dans le monde naturel qui m’ont permis de développer un sens intuitif du désir de mouvement, pour un développement athlétique à long terme, une amplification du plaisir, la longévité, et une diminution du risque de blessure par surutilisation en écoutant mon esprit, mon corps et mon âme sur la modalité et le défi qui me chuchotaient à l’oreille ce jour-là.
Recherchez la nouveauté (et le renouveau)
Si cette idée de s’aventurer vers l’inconnu — de ne pas contrôler l’intervalle de la pente raide à venir, la météo menaçante sur les montagnes, les courants dans l’océan, la technicité des rochers sur le sentier — vous met mal à l’aise…peut-être que c’est le but.
Si quitter le chemin de l’entraînement pour celui des sentiers vous semble intimidant et challengeant d’une autre manière - je vous invite à vous y abandonner.
Je vous mets au défi de prendre le chemin inexploré et la route incertaine.
Pour trouver l’inspiration sur le sentier.
Pour laisser votre esprit rechargé.
Commencer neuf et frais a une apparence et une sensation différentes pour chacun de nous. Une nouvelle tenue peut symboliser ce rappel, ou cela peut être l’intention que nous posons en avançant dans notre journée.
Que cette saison accueillante soit une opportunité de nouveauté et de renouveau. Faire quelque chose de nouveau est souvent un endroit risqué, inconnu et difficile où l’on ne se sent jamais complètement prêt, mais où l’on se sent bien vivant.
- https://www.apa.org/monitor/2020/04/nurtured-nature)
- https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0963721419854100
- https://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/es102947t
À propos de l’auteure :
Amanda Presgraves intègre de manière unique son expertise dans l’alimentation et la santé, les affaires, l’athlétisme, le développement communautaire et l’état d’esprit en tant que : triathlète professionnelle USA et athlète d’ultra-endurance hors-piste, auteure de “The NonRecipe Book”, entrepreneure dans le secteur alimentaire, et coach en état d’esprit basée au cœur de la vallée de Shenandoah à Harrisonburg, Virginie.
